Johana Derepas...

NÉE UN 4 JUILLET 1990 À ANNECY

C’est avec chance que j’ai pu grandir loin du bruit, dans un petit village où j’ai appris de la nature toute la luxure de prendre de l’âge. J’ai pu comprendre l’importance d’entendre le silence, de sentir ce que l’on voit et de regarder les yeux fermés ...

 

Enfant discrète, le besoin de créer se fait vite ressentir même si je rêve encore de devenir entomologiste et de parcourir toutes les routes du monde pour y découvrir les richesses et l'immensité d'une terre qui me parait bien abstraite…

 

Rattrapée par toutes les réalités du monde adulte, après une seconde difficile je m’oriente sur un BAC Professionnel Artisanat et Métiers d’Art opt. Communication Visuelle - 4 années de formation et de stages riches en échanges professionnels et en rencontres qui auront su me passionner. Diplômée avec succès en 2010, le refus des grandes écoles d’Art pour poursuivre mes études me pousse à envisager les choses autrement.

Je m’installe à mon compte fin 2010 pour pratiquer le métier de Graphiste et Artiste peintre. Une expérience prometteuse où les rencontres et l’épanouissement que je trouve, me poussent toujours plus loin dans la création.

 

 

L’envol de cette première expérience me permet en 2013 d’acquérir un droit au bail pour ouvrir ma galerie d’Art et mon bureau/atelier “Les Coquetteries d’Odette“ - un beau projet et un univers atypique qui prennent forme bien plus tôt que ce que je n’avais imaginé…
- Ce qui devait être une découverte professionnelle se transforme en découverte personnelle -

 

De remises en question en remises en question, à la fois aspirée par l’art et étouffée par les “attentes“ - le dépassement de tout et avant tout de moi-même... - En réalité, je n’ai que 23 ans…
et je me demande encore qui suis-je pour prétendre être… - C’est une longue bataille personnelle qui commence, qui ne me permettra pas d’avoir les épaules pour porter tout ça. 
Après 3 ans de flottement en Juillet 2016 je revends la galerie. Trois années de retranchement où l’art aura, malgré tout, été une accroche et un ancrage fort.

 

En 2016, je pousse les portes d’une agence de communication et d’une imprimerie - Directrice Artistique et Chef de Projet dans cette même entreprise - je continue en parallèle de nourrir ma passion première.

 

Juin 2021, je quitte mon poste afin de prendre une année off.
Ce que j’avais projetter pour une rentrée 2022 arrive en 2021, j’intègre une formation en ebenisterie pour 1 année.
- Le temps nous contera la suite de l’histoire...  -

 

 

Démarche Artistique

ENTRE ART FIGURATIF & ART BRUT

On vous donne les détails !

 

Une porte de garage aux vérins rouillés, un grincement des moins agréable s’ouvre sur un sol éclairé au revêtement béton rougeâtre - un mur de cartons, une grande étagère poussiéreuse sur laquelle traîne une multitude d’objets en tout genre... entre le brûle encens des années 60 de la mémé et le fer à repassé de ses chemises pour un travail auquel elle ne retournera jamais … 


/ nous entrons avec un sentiment mitigé / comme si deux mondes c’étaient arrêtés au même endroit - deux vies - entre l’antiquaire au besoin de stocker et la réalité d’une vie des temps moderne. 

 

L’artiste esquisse un sourire et nous raconte l’histoire de ces vieilleries sentimentale - et l’entassement de souvenir plus subtil bien plus ressent, présents dans toutes ces boîtes -

 

EH MERDE !
c’est l’inscription sur laquelle nous aurons posé nos culs le temps de la rencontre...

le contexte est posé !

 

Pouvez-vous nous expliquer d’où viens ce personnage ?

Chronique à l’ironique, « ce personnage n’en est pas un, c’est une incarnation à l’émotion » - c’est en réalité une multitude de « personnes », ne cherchant pas un code de beauté ou une assimilation à l’être et au paraître - cette personne est le reflet d’une identité plurielle, d’un sentiment, d’une émotion au moment présent de la réalisation de l’œuvre - 

Silhouette filiforme, et androgyne on pense à une identité non-genré quelque peut désarticulée.

Là où nous pouvons voir un personnage triste, l’artiste nous pousse à lâcher nos croyances pour voir au-delà de l’œuvre. Comme un slow tragique où flirt l’image cœurporelle d’une simple étincelle - C’est un corps dans la suggestion, et, mise à nue, comme pour nous rappeler une symbiose à la puissance de la chair et du désir. A la pureté et la fragilité.

 

 

Comment décrivez-vous votre univers ?

Sans hésiter elle nous parle d’un univers poétique,
et en viens vite à comparer la réalisation d’une œuvre à l’écriture d’un poème - « J’ai voulu faire de ma vie une Putain d’œuvre d’art, une poésie de mélancolie, nourrit par la peur de l’oublie de chaque instants que l’homme est capable de vivre si intensément, j’en ai fait mon art » - C’est dans la profondeur des choses que l’artiste trouve un sens à ses réflexions et ses pensées - elle nous décrit ça un peut comme une fuite en avant à une réalité qu’elle ne comprends pas toujours. 

 

 

 

La délicatesse des poèmes amène un équilibre avec l’œuvre et viens suggérer une histoire : celle de sa peinture, du personnage et de l’émotion. Les mots transportent ses maux avec une manœuvre que seul l’œuvre retranscrit, et, la peinture, dépose ses couleurs, ses postures, son univers - une profondeur et une douceur de matière brut - « j’aime romancer, même ce qui n’est pas politiquement romançable - que se soit par l’écriture, la photo ou la peinture ». Accroupie au sol, mégot de clope tout juste rallumé, elle essuie son pinceau sur son jean et vous amène au travers de ses oeuvres tons sur tons à l’errance du détail.

 

L’art au sens large fait partie intégrante de sa vie, on ressent vite une pointe d’impertinence, de provocation mêlée à une subtilité qui lui permet encore de rêver.

Derrière ce travail c’est en réalité une multitude de questionnement et de réflexion perpétuelle sur la relation à l’autre - sur l’attachement, la solitude, les sentiments, les repères et l’amour - Elle part alors dans une recherche intérieur déstabilisante et prenante - celle de la création, celle d’une hypersensibilité à multi-potentiel face à ce qu’elle appelle - la vie des incompris -
On comprendra que l’œuvre est presque secondaire pour l’artiste.
« Ce n’est vulgairement qu’une croute de couche de peinture et de succession de gestes qui sert de repère à la personne qui regardera l’œuvre - le plus important n’est pas ce repère visuel mais ce que l’autre arrive à percevoir derrière » 

 

« Un Art à fleur de peau » c’est à fleur de cœur qu’elle nous expliquera qu’il n’y a que l’amour (au sens large) qui est capable de nous pousser à tous nos retranchements, à toutes nos vérités, de nous propulser aussi haut, aussi loins, pour le lendemain se couvrir de chagrin. 

Mais elle clôturera en nous interpellant sur le fait que c’est ce que l’homme a fait de l’amour qui nous conduit à de tel variation émotionnelle qui contraignent notre propre liberté - l’art est à l’artiste une liberté à laquelle personne ne peut entraver -

 

 

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